COMMERCE INTERNATIONAL

L’impact contrasté des multinationales françaises

Publié le 3 juin 2022 à 10h02

 Temps de lecture 2 minutes

Après avoir franchi un niveau record en 2021, à 85 milliards d’euros (soit 3,4 % du PIB), le déficit commercial de la France continue de se dégrader. Sur un an glissant, il a en effet atteint en mars la barre symbolique de 100 milliards d’euros, selon les statistiques publiées le mois dernier par les Douanes. Cette énième contre-performance découle, il est vrai, de phénomènes conjoncturels, comme l’affaiblissement du secteur aéronautique causé par la situation sanitaire et l’envolée des coûts de l’énergie provoquée par la guerre en Ukraine. Mais elle tient aussi, et surtout, à des facteurs structurels. Dans une note publiée début juin, le Cepii juge en effet les multinationales françaises en large partie responsables de cette tendance. Représentant 46 % des exportations hexagonales en valeur entre 2000 et 2018, ces dernières ont, certes, contribué positivement au solde commercial. Mais les auteurs constatent que la majorité de la détérioration du solde français de biens manufacturés enregistrée au cours des deux décennies écoulées provient du tassement de leur excédent. Entre 2000 et 2009, celui-ci a ainsi chuté de 4,4 % à 2 % du PIB, avant de ne se redresser que légèrement ensuite (2,5 % du PIB en 2018). D’après le Cepii, ni les entreprises présentes uniquement en France ni les multinationales étrangères présentes en France n’ont subi une dégradation comparable sur la période.

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