Les fintechs françaises sont entrées dans un véritable processus d’internationalisation, souligne France FinTech, dans une étude récente. Sur les 890 recensées actuellement, 24,4 % disposent d’une présence à l’étranger. Avec le recrutement, l’internationalisation est l’un des premiers objectifs des levées de fonds réalisées, souligne France FinTech. Ces levées de fonds s’inscrivent toujours en progression, en dépit des incertitudes économiques. Sur les quatre premiers mois de 2022, leur montant global a atteint 1,7 milliard d’euros, contre 2,3 milliards en 2021. En 2020, ce montant avait été limité à 840 millions d’euros, en raison de la crise sanitaire.
Quand elles s’internationalisent, les fintechs visent d’abord l’Europe (83 % d’entre elles), dont notamment l’Espagne (41 %) et l’Allemagne (33 %). Alma, Qonto, Lydia et Payfit, par exemple, sont implantées dans ces deux pays. La Belgique est le troisième pays d’implantation (27 % des start-up de la finance). Hors Europe (la moitié des fintechs françaises sont concernées), les marchés privilégiés sont les Etats-Unis et l’Asie.