Début d’année offensif pour les fonds activistes en Europe. Selon le Rapport d’alerte sur l’activisme que vient de publier Alvarez & Marsal, 26 campagnes ont été initiées en janvier et février, un nombre en augmentation de 30 % par rapport à la même période de 2021. Si le mouvement a ralenti en mars en raison du début de la guerre russo-ukrainienne (- 32 % sur un an), la pause pourrait avoir été de courte durée. D’après les projections du cabinet de conseil, quelque 155 entreprises cotées (dont la capitalisation boursière est d’au moins 200 millions de dollars équivalents) du Vieux Continent seraient en effet sous la menace d’une telle attaque d’ici à dix-huit mois. Parmi elles, les sociétés britanniques font figure de cibles prioritaires (59), devant leurs homologues allemandes (28) et… françaises (23). Leur identité n'est toutefois pas communiquée par les auteurs.
Dans un contexte de forte inflation, les groupes évoluant dans l’industrie (34 %) et dans le secteur des biens de consommation (22 %) sont les plus exposés. Les trois principaux motifs de contestation des investisseurs activistes restent les mêmes : acquisition ayant généré des performances décevantes, problèmes de gouvernance et stratégie ESG jugée insuffisamment ambitieuse.