(AOF) - Saint-Gobain (+2,17% à 96,96 euros) affiche la deuxième plus forte hausse de l'indice CAC 40 à la faveur de résultats 2024 robustes. Le résultat net part du groupe ressort en progression de 6,6 %, à 2,84 milliards d'euros et l'Ebitda en hausse de 2,9%, à 7,2 milliards d'euros. Le spécialiste des matériaux et produits pour la construction a dégagé pour la quatrième année consécutive, un taux de marge d'exploitation à deux chiffres à 11,4 % (après 11 % en 2023). Le chiffre d'affaires annuel s'affiche à 46,6 milliards d'euros, en repli de 2,2% à taux de change comparables.
Saint-Gobain a annoncé anticiper une marge d'exploitation supérieure à 11% en 2025.
"Bien que, comme prévu, les prévisions pour l'exercice 2025 soient limitées, les commentaires sur la croissance au Royaume-Uni, en Allemagne et en Europe de l'Est pourraient être stimulants tandis que la confiance en Amérique du Nord devrait rassurer", soutient Jefferies, à l'Achat sur le dossier.
"La société réalise désormais 2/3 de son EBIT dans des zones géographiques à forte croissance et environ 3/4 de son chiffre d'affaires dans des systèmes différenciés et innovants", poursuit le broker, estimant par ailleurs que "la croissance de Saint-Gobain est sous-évaluée".
Un développement à l'international à grande vitesse
L'an dernier, le groupe a poursuivi sa croissance à l'international avec plusieurs acquisitions dont celles de Ovniver, un acteur de la chimie de la construction au Mexique et en Amérique centrale, et Fosroc, un Britannique en réalité fortement implanté en Inde, au Moyen-Orient, et en Asie-Pacifique.
Il a également renforcé sa présence au Canada en signant la reprise de Bailey, spécialisé dans les ossatures métalliques et s'est installé en Australie avec l'acquisition du numéro un local des matériaux et produits pour la construction,CSR, sa plus grosse acquisition depuis vingt ans (2,7 milliards d'euros).
Le directeur général, Benoit Bazin, s'est dit "confiant" pour 2025 dans un communiqué, notamment "grâce à la bonne dynamique de la plupart de nos régions et une reprise progressive en Europe de l'Ouest, ainsi qu'à la bonne intégration de nos récentes acquisitions."
Le groupe dit par ailleurs avoir atteint ses objectifs fixés en 2021 dans son plan "Grow & Impact".