(AOF) - Esso (+13,96% à 158,40 euros) a culminé en tête de l'indice SBF 120 alors que la compagnie pétrolière a annoncé un dividende exceptionnel de 50 euros par action malgré la présentation de comptes 2024 en net repli. L’Ebitda ajusté (hors effets stocks, cession de la raffinerie de Fos-sur-Mer et autres éléments d’ajustement) ressort à 58 millions d'euros en 2024 contre 964 millions d'euros en 2023.
Il reflète la baisse significative des marges de raffinage observée au second semestre 2024 avec un retour aux niveaux historiques après deux années très élevées.
"Au second semestre, l'Ebitda ajusté s'élève à 24 millions d'euros traduisant la résilience de notre modèle d'affaires dans cet environnement de marges moins favorables", explique Esso.
Sur l'exercice 2024, le résultat net du groupe ressort à 107 millions d'euros contre un profit de 677 millions d'euros en 2023.
12,6 millions de tonnes (Mt) de pétrole brut ont été traitées en 2024, soit une baisse de 17,6% par rapport à 2023.
Les ventes de produits raffinés s'élèvent à 22,2 millions de mètres cubes, en baisse de 2% par rapport à 2023. Les ventes sur le marché intérieur sont toutefois en hausse de 1,7%, dans un marché intérieur en baisse de 0,2%, selon le Comité Professionnel du Pétrole.
Le chiffre d'affaires d'Esso a reculé de 7% à 17,9 milliards d'euros, en raison principalement de la baisse des cours des produits pétroliers vendus.
Le conseil d'administration a décidé de proposer à l'assemblée générale le paiement d'un dividende de 3 euros par action au titre de l'exercice 2024. En outre, le paiement d'un dividende exceptionnel de 50 euros par action sera également proposé, portant ainsi le dividende total distribué à 53 euros par action pour mise en paiement le 10 juillet 2025.
Côté perspectives, Esso indique qu'en ce début 2025 qu'il a procédé à l'arrêt pour maintenance programmée de certaines unités de la raffinerie de Gravenchon. En 2025 le groupe prévoit d'investir environ 110 millions d'euros pour préparer l'avenir.
Le groupe dit "être exposé aux incertitudes concernant l'évolution du prix du pétrole brut et du taux de change du dollar, ainsi qu'à la volatilité des prix des produits pétroliers et des marges de raffinage dans un marché ouvert à une concurrence mondiale".