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Les familles Arnault, Hermès et Bettencourt-Meyers contrôlent plus de 16 % du CAC 40

Publié le 18 mars 2025 à 18h22

 Temps de lecture 3 minutes

L’actionnariat familial détenait 21,2 % de la capitalisation boursière des entreprises du CAC 40 à fin 2023, soit une position représentant 522 milliards d’euros (+ 0,2 point sur un an), alors qu’en 2012, cette part n’était que de 9,7 %, selon la dernière étude réalisée par Euronext qui a identifié 66 % des actionnaires de l’indice. Les familles Arnault (LVMH), Hermès et Bettencourt-Meyers (L’Oréal) forment toujours le podium des plus importants actionnaires du CAC 40, avec des parts de respectivement 7,3 %, 5,5 % et 3,4 %, « C’est une tendance qui se confirme en 2023 : le poids de l’actionnariat familial se renforce, grâce notamment à un effet de valeur, explique Mathieu Caron, responsable des marchés primaires au sein d’Euronext. Les cours des entreprises du luxe ont connu, dans l’ensemble, une forte croissance en 2023. » Seule exception, la famille Pinault qui est sortie du top 10 des principaux actionnaires de l’indice en raison de la chute de 16 % du titre de Kering. De son côté, la famille Del Vecchio, dans EssilorLuxottica, se place en dixième position avec une part de 1,1 %.

Les premiers actionnaires du CAC 40 restaient néanmoins les 12 000 fonds investissant dans les entreprises de l’indice : malgré une part en baisse de 0,8 point sur un an, ils géraient toujours 25,2 % de la capitalisation boursière du CAC 40. Parmi eux, les cinq principaux gestionnaires d’actifs (Vanguard, BlackRock, Capital Group, Fidelity Investments et Amundi) totalisaient 8,6 % de la capitalisation de l’indice parisien. « La gestion active représente une part de 18 %, en recul de 1,4 point par rapport à 2022 en raison d’une moindre collecte, détaille Mathieu Caron. En revanche, la gestion passive progresse de 0,5 point, à 7,2 %, grâce à une collecte plus soutenue portée par une demande croissante des particuliers. »

Les actionnaires industriels progressent aussi légèrement, leur part passant, sur un an, de 2,7 % à 2,8 % fin 2023, soit une position de 70 milliards d’euros. La hausse la plus importante est celle de l’Etat français qui, à travers l’ensemble de ses participations (Agence des participations de l’Etat, Bpifrance, Caisse des Dépôts…), détenait 2,5 % de la capitalisation des entreprises du CAC 40, contre 2,2 % fin 2023. « Là aussi, la valorisation des sociétés au sein du portefeuille explique cette hausse : les valeurs de la défense et de l’aérospatial dans lesquelles l’Etat est actionnaire, comme Thalès, Airbus ou Safran, ont surperformé en 2023 », indique Mathieu Caron. L’Etat était présent dans près de la moitié des sociétés composant l’indice. Au total, les dix premiers détenteurs, toutes catégories confondues, représentaient 30 % de l’actionnariat total du CAC 40.

Enfin, les actionnaires individuels comptaient pour 9,3 % des participations répertoriées dans les rapports publiés par 21 entreprises de l’indice, les 19 autres ne communiquant pas d’informations sur les actionnaires individuels dans leur documentation. Les services d’Euronext estiment ainsi à 5,4 % le taux de détention par les investisseurs particuliers, soit une position d’environ 133 milliards d’euros. Ce taux est en légère hausse sur un an (+ 0,1 point) et retrouve son niveau de 2012.

Au sein du SBF 120, les gestionnaires d’actifs restent les premiers actionnaires avec une position de 696 milliards d’euros (24,6 %), suivis par les actionnaires familiaux (21 %) et les investisseurs particuliers (4,9 %). La part de l’Etat a revanche chuté de 4,2 % en 2022 à 2,7 % en 2023.

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