En 2021, les prêts garantis par l’Etat (PGE) ont représenté pour le budget de l’Etat un coût presque 10 fois inférieur aux prévisions, selon la Cour des comptes. Une enveloppe de 1,602 milliard avait été budgétée au titre de la garantie accordée par l’Etat, qui n’a été consommée qu’à hauteur de 191,2 millions, soit 12 %. Pour l’essentiel, la garantie (90 % du montant nominal du prêt) a concerné des entreprises en liquidation judiciaire (1 820 entreprises pour un coût budgétaire de 72,8 millions d’euros), en redressement judiciaire (691 entreprises, 64,9 millions) ou en sauvegarde (283 entreprises, 41,8 millions d’euros).
Au 31 décembre 2021, l’encours de la garantie de l’Etat, qui avait atteint 129 milliards au plus haut, était retombé à 97 milliards, en raison du remboursement anticipé de nombreux PGE, total ou partiel. Les grandes entreprises ne comptaient plus que pour 9 milliards.
Pour 2022, l’Etat a tout de même budgété, lors de la préparation de la loi de finances en septembre dernier, une enveloppe de 2,64 milliards d’euros, anticipant une augmentation des appels en garantie, en liaison avec la fin des différés de remboursement.