Damien Hirst : « » Entre nouveaux véhicules d’investissement et fiscalité avantageuse, l’art s’affirme comme un actif stratégique, offrant des opportunités tant en France qu’au Luxembourg.
1. L’art : un marché attractif en mutation
L’investissement dans l’art attire de plus en plus. Si l’intérêt pour le monde de l’art et les biens culturels est une raison essentielle de cet attrait, la volonté de diversifier les investissements ainsi que la rentabilité potentielle de ces investissements sont également des facteurs déterminants. Les œuvres des artistes « Blue Chip »1 sont à ce titre considérées comme des investissements stables, sûrs et rentables. Cette financiarisation du marché de l’art, déjà bien développée dans le monde anglo-saxon, est depuis quelques années en pleine expansion en Europe continentale, notamment avec l’émergence de certains modes collectifs d’investissement comme les fonds d’investissement spécialisés dans l’art. Si cette modalité d’investissement est déjà connue au Luxembourg, elle en est à ses prémices en France.
L’acquisition d’une œuvre d’art peut ainsi être envisagée soit de manière directe, soit par l’intermédiaire d’un véhicule d’investissement, ce qui permet de bénéficier des avantages évoqués ci-dessus, tout en confiant à un tiers spécialisé la stratégie d’investissement, la sélection, le stockage et la gestion des œuvres, et en permettant un réinvestissement des produits des ventes effectuées au sein du véhicule. Au Luxembourg, les fonds spécialisés dans l’art peuvent être constitués sous diverses formes légales, telles que la société en commandite par actions (SCA), et avec différents régimes applicables, par exemple le régime des fonds d’investissement alternatif réservé...