Le dispositif des PGE mis en place dans les premiers jours de la crise sanitaire, complété par la suite par les PGE résilience pour pallier les conséquences de la crise ukrainienne, a joué son rôle d’amortisseur sur la liquidité des entreprises et la couverture des pertes d’exploitation. Toutefois, dans le contexte de fléchissement des marges des entreprises et de nécessité de continuer à investir, certaines entreprises doivent désormais réussir à traiter cette dette improductive et à la restructurer. Des outils efficaces existent pour y répondre.
1. PGE, PGE Résilience : rappel des dispositifs
En 2020, dès les premiers instants de la crise sanitaire, l’un des principaux enjeux était de s’assurer de ne pas être confronté à la rupture du crédit interentreprise mais également de trouver un dispositif permettant de couvrir les pertes d’exploitation des acteurs économiques, sous peine de connaître des défaillances en cascade de nombreuses entreprises. De par l’injection massive de liquidités dans l’économie (environ 140 Md€ au total), les prêts garantis par l’Etat (PGE) ont émergé comme une réponse cruciale et dynamique pour soutenir la trésorerie des entreprises et pouvaient représenter jusqu’à 25 % du chiffre d’affaires avant Covid. Ce dispositif ayant fait ses preuves pendant la crise de la Covid, il a été étendu et réutilisé avec la mise en place du PGE Résilience pour pallier les conséquences de la crise ukrainienne et ses impacts inflationnistes et sur les ruptures possibles des chaînes d’approvisionnement. Le remboursement initialement prévu était d’un maximum de six ans avec possibilité d’une à deux années de franchise. A l’heure où la France a enregistré plus de 63 000 défaillances d’entreprises (entre juillet 2023 et juillet 2024), en augmentation de 25 % par rapport au cumul des 12 mois précédents et de plus de 6 % par rapport à la période 2010-2019 (59 300 par an en moyenne), il apparaît nécessaire de faire le point sur leur efficacité et sur la capacité des entreprises à rembourser ou à restructurer cette dette.
2. Un succès indéniable aujourd’hui en grande partie remboursée
Entre avril 2020 et le 30 juin 2022, les PGE «...