Les directions fiscales font face à une triple révolution, concernant d’abord la définition de leur valeur ajoutée, ensuite leur utilisation de la technologie, et enfin leur capacité à collaborer avec l’ensemble des parties prenantes, tant internes qu’externes. Elles doivent revoir en conséquence leur organisation. Un benchmark des pratiques organisationnelles actuelles montre une maturité inégale selon les enjeux, encore assez faible s’agissant de la valorisation de la fonction fiscale.

L’environnement législatif complexe (le Pilier 2, les dispositifs ATAD, la facturation électronique, etc.) requiert une vigilance permanente des directions fiscales. Cependant, les besoins des directrices et directeurs fiscaux vont aujourd’hui au-delà de l’expertise technique. Depuis quelques années, les directions fiscales comme les autres directions de l’entreprise font face à une révolution VTC. Une révolution autour de la valeur d’abord : quelle est la valeur ajoutée de la fonction fiscale pour l’entreprise et sa contribution à la réalisation de la stratégie ? Les directions fiscales doivent de plus en plus définir cette valeur ajoutée pour être capables de la mesurer et de la communiquer au reste de l’entreprise, pour valoriser la fonction. Une révolution autour de la technologie. En effet, de nouveaux outils permettent de faciliter la vie des fiscalistes, en optimisant notamment le traitement des fameuses datas. Sans parler de l’émergence de l’intelligence artificielle générative. Enfin, une révolution autour du collaboratif. Les fiscalistes doivent travailler différemment avec l’ensemble des parties prenantes internes (la filière fiscale, la finance, les opérationnels, etc.) et externes.
Un benchmark des pratiques organisationnelles
Face aux questionnements fréquents sur ces nouveaux enjeux, nous avons créé le benchmark des pratiques organisationnelles des directions fiscales. Ce benchmark consiste à interroger les directrices et directeurs fiscaux individuellement sur 15 pratiques organisationnelles et à leur...