Pour participer à l’introduction en Bourse d’Euronext, plusieurs investisseurs institutionnels se sont réunis au sein d’une structure commune. Au-delà d’un placement financier, ils veulent également peser dans le devenir de cette infrastructure de marché.
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Si l’importance d’une place boursière forte en France a été exacerbée depuis la crise, certains investisseurs institutionnels ont récemment agi en ce sens en participant à l’introduction en Bourse d’Euronext. «La faillite de Lehman Brothers ou encore l’affaire Madoff ont mis en avant le fait que les investisseurs n’avaient pas le même niveau de protection de leurs titres en fonction notamment du lieu de traitement de ces derniers ou encore de la nationalité des intermédiaires financiers, rappelle Jean-Pierre Grimaud, président du groupe de travail d’investisseurs de long terme au sein de l’Association française des investisseurs institutionnels (Af2i). Lors du rachat de Nyse Euronext par l’opérateur boursier américain ICE, ce dernier avait clairement annoncé sa volonté de se séparer de son activité boursière européenne. Or dans le cadre de notre réflexion sur la protection des titres, nous avons tout de suite pensé que cette cession offrait l’opportunité de recréer de meilleures conditions de sécurité en Europe et en particulier en France, si des investisseurs institutionnels pouvaient peser au capital de cet opérateur.» Cet objectif semble aujourd’hui atteint puisque, sous l’impulsion de l’Af2i, une dizaine de grands institutionnels (CCI de Paris Ile-de-France, Malakoff Médéric, Macif, Maif, Matmut, SMABTP, Swiss Life, Viel & Cie) se sont réunis pour créer un véhicule de place et participer à l’introduction en Bourse de cette plateforme européenne.
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