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Stratégie

Les nouvelles frontières de l’asset management

Publié le 19 janvier 2024 à 8h30

Sonia Ramond-Mignon    Temps de lecture 17 minutes

Face à des marchés matures et de moins en moins rentables en Europe et aux Etats-Unis, les grands gestionnaires sont en quête de relais de croissance, notamment géographiques. En Asie, mais aussi dans d’autres régions émergentes, où les besoins d’équipement en produits d’épargne explosent, ils renforcent leurs implantations, souvent en partenariat avec des acteurs locaux.

Si les pays émergents intéressent depuis longtemps les grands gestionnaires en tant que classes d’actifs, ils s’imposent aussi désormais comme relais de croissance indispensables dans un contexte de ralentissement de l’activité sur leurs marchés domestiques. « Ces derniers sont très matures en Europe, explique Raphaël Cretinon, associé au sein de Périclès Group. Le Vieux Continent bénéficie d’un taux de financiarisation de son économie élevé grâce à une industrie de la gestion d’actifs présente depuis au moins quarante ans, avec des acteurs puissants aux parts de marché bien installées. Mais les taux de croissance de ce business sont faibles, car liés à l’évolution du PIB. » Ces dernières années, les performances des sociétés de gestion d’actifs ont en effet décliné en Europe ainsi qu’aux Etats-Unis, avec des marges sous pression, entre inflation des coûts réglementaires et commissions de gestion rognées par le poids croissant des ETF.

« Face à ce défi, ce que vont chercher les asset managers dans les régions émergentes, c’est une population en croissance et qui s’enrichit, la démographie étant un moteur de cette activité », poursuit Raphaël Cretinon. « Ce sont des pays qui bénéficient d’une classe moyenne en fort développement, confirme David Vaillant, responsable global finance, stratégie et participations et membre du comex de BNP Paribas Asset Management, qui a défini depuis longtemps l’accompagnement de cette croissance comme une priorité stratégique. Plusieurs dynamiques sont à l’œuvre : des besoins d’investissements majeurs doivent être financés et, parallèlement, les particuliers doivent organiser leur épargne. »

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