Une ancienne avocate d’Arthur Andersen en France s’est mis en tête de relancer la marque. Un projet qui intrigue les clients potentiels et agace certains anciens du réseau.
«Arthur Andersen, l’ancien leader mondial des services B2B fondé à Chicago en 1913, renaîtra en Europe en 2016 sous sa marque historique après une profonde métamorphose», annonce fièrement un communiqué de presse du 10 septembre.
Accusé d’avoir participé au scandale Enron en certifiant les comptes du courtier véreux, le réseau d’excellence aux 80 000 collaborateurs et aux 9 milliards de dollars de chiffre d’affaires a été rayé de la carte en 2003, avant même la tenue de son procès. Il sera finalement blanchi en 2005 par la Cour de justice américaine. Trop tard. La marque a néanmoins continué de vivre dans l’esprit des anciens qui constituent aujourd’hui un réseau professionnel puissant, soudé par les valeurs d’Arthur et l’épreuve subie.
Depuis deux ans, la nostalgie est devenue projet. Certains se sont pris à rêver de ressusciter la marque. C’est le cas d’une poignée d’anciens aux Etats-Unis qui se sont réunis pour créer Andersen Tax. En France, une avocate en droit social qui a exercé plusieurs années chez Andersen, Véronique Martinez, et un spécialiste du marketing international des professions réglementées, Stéphane Laffont-Réveilhac, travaillent depuis deux ans à la résurrection de la marque. C’est eux qui ont rédigé le communiqué de renaissance publié le 10 septembre. «Nous voulons construire un réseau interprofessionnel mondial qui proposerait de l’expertise comptable (hors CAC), du juridique et fiscal, du conseil financier et du conseil en management avec, le cas...