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Energies renouvelables : les gérants font confiance aux fondamentaux

Publié le 28 février 2025 à 10h00

Séverine Leboucher    Temps de lecture 15 minutes

Avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, le soutien politique du secteur des énergies propres ne tient plus qu’à un fil. Pragmatiques, les asset managers spécialisés mettent donc prioritairement l’accent sur les technologies qui n’ont besoin que des forces du marché pour se développer.

Points clés :

  • L’impact du changement d’administration américaine sur les projets d’énergies renouvelables est encore difficile à quantifier, d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique.
  • Le solaire et l’éolien terrestre gardent la faveur des gérants, qui misent aussi sur le développement des capacités de stockage et la rénovation du réseau électrique.

En matière d’énergie, un mois et demi après sa prise de fonction, on peut être tenté de ne retenir de Donald Trump que deux expressions chocs : « Big ugly windmills, they ruin your neighborhood » (« Ces grosses éoliennes laides, elles gâchent votre quartier ») et la solution proposée en écho « Drill, baby, drill » (« Fore, bébé, fore »). Si l’on ajoute la sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris, signifiée aux Nations unies le jour même de son arrivée à la Maison-Blanche, et ses multiples déclarations hostiles au programme de subventions vertes de l’Inflation Reduction Act (IRA), difficile de prédire un avenir radieux au secteur des énergies renouvelables aux Etats-Unis. D’autant que les coups de boutoir américains résonnent aussi de ce côté-ci de l’Atlantique où les voix en faveur d’un détricotage du Green Deal prolifèrent.

Des impacts difficiles à évaluer

Malgré tout, les gérants spécialisés dans les énergies propres, qu’ils investissent sur les marchés cotés ou dans les actifs réels, disent garder confiance dans leur secteur. Beaucoup relativisent en effet l’impact de la mise en œuvre des déclarations politiques outre-Atlantique. « La réalité est plus complexe que ce que laissent entendre les tweets de Donald Trump, assure Bertrand Gautier, associé fondateur de Schroders Greencoat. Il est difficile de savoir à ce stade quels seront les projets véritablement compromis dans la pratique. Ceux dans l’éolien offshore sont les plus menacés car ils dépendent d’autorisations de l’Etat fédéral et de subventions...

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