CRISE SANITAIRE

Les effets pervers du « quoi qu’il en coûte » sur la culture économique des Français

Publié le 21 janvier 2022 à 17h15

 Temps de lecture 2 minutes

Peu réputés pour leur connaissance des enjeux économiques, les Français avaient fini bon an mal an par admettre l’importance de certains indicateurs, en particulier ceux concernant les seuils d’endettement et de déficit publics. Des repères qui pourraient bien avoir volé en éclats. « Deux tempêtes majeures, la crise financière en 2008 et la crise sanitaire en 2020, ont conduit à un retour en arrière par rapport aux efforts de pédagogie des années précédentes », a prévenu le politologue Jérôme Fourquet, lors de la récente session des Amundi Perspectives 2022. Alors que les gouvernements et les banques centrales ont pris des mesures inédites pour endiguer les ravages économiques de ces crises, celles-ci risquent de se retourner contre eux. « Beaucoup de Français y voient la preuve que les fameux seuils de 3 % de déficit budgétaire ou de 100 % de dette par rapport au PIB à ne pas dépasser n’étaient que des arguties pour faire avaler des potions amères, a souligné Jérôme Fourquet. Constatant que ces lignes Maginot ont été enfoncées sans problème, ils en déduisent que la situation n’était pas si grave qu’on voulait bien le dire. Et que quand le politique veut trouver des ressources supplémentaires, il y arrive. » Aussi dubitatifs sur la pertinence des économistes que sur celle des infectiologues, les Français risquent donc de se montrer réfractaires à tout discours de rigueur de la part des futurs candidats à la présidentielle.

L'info financière en continu

Chargement en cours...

Les dernières Lettres Professionnelles

Voir plus

Chargement en cours...

Chargement…