Malgré l’essor des opérations de fusions-acquisitions dans le monde, les opérations antitrust sont restées stables avec 30 transactions bloquées en 2021, selon le rapport annuel d’Allen & Overy. Dans le détail, 11 opérations ont été interdites et 19 ont été abandonnées par les entreprises elles-mêmes en raison de craintes liées à la concurrence. En France, seul le rachat de Carrefour par le groupe canadien Couche-Tard a été rejeté l’an dernier. Une décision de Bercy, motivée par un enjeu de souveraineté alimentaire mais aussi d’emploi, le géant de la distribution étant le premier employeur privé de France. Selon le cabinet, ces mesures antitrust devraient toutefois progresser en 2022. En effet, la Commission européenne encourage désormais les autorités nationales de concurrence à lui renvoyer l’examen de certaines opérations ne franchissant pas les seuils nationaux de contrôle des concentrations. L’objectif est d’éviter certains rachats de start-up, pour lesquelles l’innovation constitue un critère concurrentiel essentiel.
Par ailleurs, 130 amendes pour non-respect des procédures de contrôle des concentrations ont été infligées, contre 34 en 2020, atteignant un montant record de 106 millions d’euros d’amendes. La Chine en a, à elle seule, prononcé 100.