(AOF) - Les actions émergentes ont déçu cette année par rapport à leurs homologues du monde développé, observe Roger Merz, gérant chez Vontobel AM. Les marchés sont à la peine alors que les tours de vis réglementaires ont ébranlé la confiance en Chine. Mais les investisseurs ne doivent pas ignorer cette classe d'actifs et plutôt s'employer à récolter tout ce qu'elle a à offrir, assure le gérant.
D'après lui, les investisseurs ne peuvent pas systématiquement chercher à anticiper l'évolution du marché pour générer une surperformance constante.
Selon plusieurs études quantitatives explique-t-il, le coût d'opportunité des investisseurs qui entrent et sortent du marché au bon moment dépasse les gains auxquels les investisseurs qui restent investis peuvent prétendre. Pourquoi ? Parce qu'ils manquent les meilleures séances, souligne le gérant.
A l'heure actuelle, les marchés émergents se négocient à des plus bas quasi historiques par rapport aux marchés développés, tant en termes de ratios cours/bénéfices prévisionnels (décote de 35%, contre 22% sur une base historique) que de ratios cours/valeur comptable glissants (décote de 42%, contre 18% sur une base historique), ce qui constitue pour Roger Merz un bon point de départ pour une surperformance potentielle des marchés d'actions émergents par rapport aux marchés développés.
A noter également que si le taux de vaccination dans les pays émergents est actuellement bien inférieur à celui de la plupart des pays développés, il devrait rattraper son retard de manière significative, et donner par là un coup de pouce supplémentaire aux actions émergentes, conclut Vontobel AM.