Alors que de nombreux produits dérivés en euro (taux, change, etc.) transitent aujourd’hui par des chambres de compensation basées à Londres, cette situation pourrait ne plus durer : avec la sortie imminente du Royaume-Uni de l’Union européenne, les entités britanniques ne pourront en effet plus opérer de la sorte en l’absence d’autorisation émanant des autorités de l’espace communautaire. Aucune alternative véritable n’existant à ce jour, l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a toutefois indiqué la semaine dernière que trois chambres établies outre-Manche (LCH Limited, ICE Clear Europe Limited et LME Clear Limited) pourraient poursuivre leurs activités sur les opérations en euro pendant une période d’un an en cas de «hard Brexit», et de deux ans en cas de Brexit avec accord. Une décision bienvenue, mais qui ne solutionne en rien le problème à moyen terme. «Pour continuer d’exercer au-delà de la date butoir, les chambres de compensation britanniques devront probablement accepter des règles de supervision strictes de la part de l’UE, ce qu’elles pourraient refuser, prévient un spécialiste de la compensation. Dans ce cas, des chambres basées dans l’UE devront prendre le relais mais aucune, à ce jour, ne dispose des infrastructures nécessaires pour ce faire.» Même si un projet de création d’une chambre de compensation recourant à la blockchain est en discussion sur la place de Paris, le calendrier restreint rend une telle option peu viable aux yeux des praticiens.
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