Près de dix ans après sa création, le statut de «société européenne» (SE) séduit de plus en plus. Alors qu’une trentaine d’entreprises françaises avaient déjà adopté cette forme juridique, comme Scor, Atos, Unibail-Rodamco ou encore LVMH, elles viennent d’être imitées ces derniers jours par Dassault Systèmes, Airbus Group et le groupe spécialisé dans les services numériques Econocom. Une démarche motivée, selon ces derniers, par une volonté d’affirmer leur «identité européenne». «Ce statut va nous permettre de renforcer notre notoriété auprès de nos partenaires commerciaux et financiers à l’international», confie par exemple Jean-Philippe Roesch, directeur exécutif d’Econocom (2,09 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2014).
Surtout, cette forme juridique présente l’intérêt pour les groupes de simplifier les démarches à effectuer lorsqu’ils souhaitent se réorganiser, puisqu’elle leur permet notamment de transformer plus aisément leurs filiales à l’étranger en succursales. De plus, les entreprises peuvent librement transférer leur siège social d’un pays européen à un autre, ce qui peut être fiscalement avantageux. Toutefois, les sociétés ayant pris le statut de SE se défendent d’avoir de telles intentions…