Vous dirigez depuis un an la direction générale des entreprises. Une direction assez jeune puisqu’elle a été créée en 2009, mais aussi encore méconnue. Quel est son rôle ?
Les domaines de compétences de la direction générale des entreprises sont larges. Elle est chargée, sous l’autorité de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, de proposer au gouvernement et de mettre en œuvre des politiques économiques dans le domaine de l’industrie, du numérique, du commerce, de l’artisanat, des services, du tourisme et, plus globalement, des politiques de compétitivité des entreprises. Nous mettons en œuvre des actions concrètes de soutien à l’innovation, de structuration des filières et de simplification dans ces différents secteurs.
Par ailleurs, des problématiques transverses viennent impacter tous les secteurs économiques, notamment celles de la transformation numérique, de la transition écologique, ainsi que les défis de l’accès aux compétences. Ce dernier sujet, par exemple, est un problème rencontré par toutes les entreprises – du grand groupe à l’artisan en passant par l’entreprise du numérique. Aujourd’hui, 80 000 postes sont par exemple vacants dans le secteur du numérique, faute de profils adaptés. Les réformes récentes de la formation vont permettre de mieux répondre aux besoins des entreprises, et nous mettons en place par ailleurs, avec le ministère du Travail, des plans de développement des compétences adaptés aux besoins précis de chaque filière.
Enfin, quand cela est nécessaire, nous accompagnons les entreprises en difficulté.
Comment s’articule cette action de soutien aux entreprises en difficulté avec celle d’autres services, comme le comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI) ou les missions du délégué interministériel aux restructurations d’entreprises, Jean-Pierre Floris ?