Pionnier de la classe d’actifs avec un premier fonds lancé il y a trente ans, le gestionnaire américain mise plus que jamais sur l’intérêt des institutionnels. Il est convaincu que dette privée et dette syndiquée coexisteront désormais pour financer les entreprises.
La dette privée est à la mode, mais Goldman Sachs AM (GSAM) revendique de s’y intéresser depuis des décennies, avec un premier fonds dédié à la dette privée junior levé en 1996, d’un montant de 1,2 milliard de dollars. Etape importante de son histoire dans la classe d’actifs : le gestionnaire américain a, dès début 2008, pénétré le marché de la dette senior auprès d’institutionnels européens (un fonds de pension scandinave notamment) avec un véhicule de 10,5 milliards de dollars, un montant rare à l’époque. « Aujourd’hui, notre plate-forme compte plus de 100 milliards de dollars sous gestion dans le monde », souligne James Reynolds, responsable mondial du direct lending chez GSAM.
Le gestionnaire investit encore majoritairement aux Etats-Unis et en Europe de l’Ouest, un continent où les entreprises réalisent près de la moitié de leur chiffre d’affaires à l’international, mais compte aussi se développer en Asie où de nombreuses opportunités existent. Depuis les débuts, les secteurs soutenus sont les mêmes : GSAM parie sur les moyennes à larges capitalisations dans ce qu’il considère comme des activités résilientes : sécurité, santé, éducation. Les critères sont très resserrés, les entreprises financées devant justifier d’avantages concurrentiels solides et d’un certain pricing power. « Ce sont des secteurs où des tendances de fond sont à l’œuvre, comme le vieillissement mondial de la population, fait valoir James Reynolds. Notre activité est en cela différente du private equity...