Depuis sa mise en place en 2010, le Fonds de dotation du Louvre délègue l’intégralité de ses 147 millions d’euros d’encours à travers des OPCVM. S’il présente l’intérêt d’être déjà très investi en actions, il pourrait encore renforcer son exposition, faute d’opportunités sur le marché obligataire.
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Depuis quand existe le Fonds de dotation du Louvre et quelle est sa philosophie ?
Thierry Brevet, directeur du Fonds de dotation du Louvre : Le Fonds de dotation du Louvre a été institué par décision du conseil d’administration du musée en 2009. Ce dernier a souhaité se doter d’un outil moderne de financement à long terme dans un contexte où les subventions publiques ne cessent de s’éroder. A l’origine, le fonds a bénéficié d’une partie du premier versement de la redevance de la licence de marque du Louvre d’Abou Dhabi.
Ainsi, 120 millions d’euros lui ont été apportés en janvier 2010. Il est prévu que les prochains versements de l’émirat viennent également abonder le Fonds de dotation : 42 millions d’euros supplémentaires dès l’inauguration du musée fin 2015, puis environ 63 millions d’euros tous les cinq ans, à compter de l’inauguration du musée, jusqu’en 2030. En parallèle, le Fonds de dotation recherche d’autres mécènes et donateurs.
Nous comptons actuellement six mécènes dont l’entrepreneur français Frédéric Jousset, l’artiste sud-coréen Ahaé, la Fondation Roshan aux Etats-Unis ou encore la Nippon Television Network (NTV). La finalité du fonds est de capitaliser les dons qu’il reçoit pour générer des produits financiers. Ces produits financiers seront redistribués au Louvre à partir de 2016 et contribueront au financement de projets stratégiques (création d’un nouveau centre de réserve et de conservation à Lens pour le stockage des œuvres aujourd’hui en zone inondable, ou travaux d’infrastructure pour améliorer l’accueil et l’information des visiteurs).