Alors que les plus petites sociétés ont parfois des difficultés à respecter les obligations de communication financière qui leur sont applicables, la transposition en droit français d’une directive européenne va désormais leur faciliter la tâche. Toutefois, malgré la suppression de l’obligation de communication trimestrielle, les PME et ETI ne devraient pas changer outre mesure leurs habitudes de communication.
Publier les déclarations relatives au nombre d’actions et de droits de vote, les convocations à l’assemblée générale au journal officiel, organiser la tenue de l’assemblée générale… Réaliser la communication financière d’une société cotée comprend de nombreuses obligations, qui, de prime abord, peuvent impressionner les entreprises qui sont sur le point de faire leur entrée en bourse. L’exercice se révèle encore plus impressionnant pour les sociétés les plus petites, qui ne peuvent généralement pas mettre sur pied un département dédié aux relations investisseurs dès les premiers jours de leur cotation.
«Pour le moment, nous n’avons pas encore recruté de professionnel pour prendre en charge notre communication financière», reconnaît Gordon Waldron, directeur financier de la société spécialisée dans l’imagerie médicale et les ultrasons Supersonic Imagine (21,6 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014), qui s’est introduit en bourse en avril 2014.
Une surcharge de travail à absorber
En effet, pour les directions financières, cet exercice peut se révéler compliqué. «Par exemple, notre département comptable et finance au niveau groupe ne compte que sept personnes, alors que notre rapport de référence fait environ 500 pages, témoigne Gordon Waldron. C’est une charge de travail énorme pour nous d’en assurer la rédaction sans pour autant laisser de côté le quotidien de notre groupe.» Afin de gagner du temps, les entreprises délèguent la rédaction de certains chapitres de leurs rapports à d’autres départements de l’entreprise. «Par exemple, notre président du directoire et notre département de recherche et développement s’occupent de rédiger les parties du document qui les concernent», illustre Gordon Waldron.