Alors que les entreprises auront besoin dans les prochains mois de nouveaux financements pour relancer leur activité, les commissaires aux comptes entendent jouer un rôle actif dans la relance. A ce titre, ils veulent simplifier l’analyse des comptes par les banques, en attestant eux-mêmes de la santé financière des sociétés.
Pour le gouvernement, le retour à la croissance passe par des investissements de la part des entreprises. Mais pour cela, il faut encore que ces dernières obtiennent des financements suffisants. Or cette situation n’est pas acquise. « Les comptes 2020 ont été fortement dégradés par la diminution, voire l’arrêt, de nombreuses activités, rappelle Yannick Ollivier, président de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC). Même si cette tendance tient en grande partie aux confinements et n’a donc, de ce fait, pas vocation à perdurer, les banques manquent souvent d’informations quant au rythme de la reprise d’activité des entreprises lors de leur analyse des comptes et peuvent être amenées à refuser certains financements uniquement de ce fait. »
Un besoin d’informations actualisées et prospectives
Pour les commissaires aux comptes (CAC), les banques ont besoin de données plus circonscrites et actualisées pour décider d’accorder ou non un financement dans les circonstances actuelles. « Elles ont besoin d’avoir plus de visibilité, avec des informations financières 2021 à date et pas seulement les comptes 2020, ainsi que des renseignements prospectifs, avec des prévisionnels d’activité, un état des lieux du carnet de commandes, etc. », constate Yannick Ollivier.
Et c’est là que souhaitent intervenir les CAC. « Nous pouvons valider la fiabilité des informations complémentaires transmises par les entreprises à leur banquier en attestant de la sincérité de ces éléments, indique Yannick Ollivier. Nous pouvons également...