Pour financer sa forte croissance par acquisitions, le groupe Monnoyeur, spécialisé notamment dans la vente de matériel de chantier, avait envisagé une émission obligataire. Il a finalement opté pour un emprunt bancaire de type « term loan » au coût nettement moins élevé.
Spécialisé depuis 1906, dans la vente de matériel de chantier (le groupe distribue notamment la marque Caterpillar dans de nombreux pays européens, dont la France depuis 1929), Monnoyeur grossit par croissance externe. L’entreprise, qui a aussi développé la location de matériel et la distribution de machines agricoles a décidé de se diversifier, en outre, dans la vente de logiciels d’aide à la conception et la construction des bâtiments (maquettes virtuelles, logiciels de dessin des bâtiments et de conception des infrastructures…). Sa filiale Arkance, lancée il y a seulement cinq ans, en 2018, va devenir l’un des leaders mondiaux dans ce domaine, suite au rachat annoncé début juin de VinZero, entreprise d’origine australienne fortement implantée aux Etats-Unis et en Asie. Le chiffre d’affaires d’Arkance, qui devait atteindre 220 millions d’euros cette année, passera finalement le cap des 500 millions d’euros (sur une base annuelle) grâce à cette acquisition, avec pour objectif 1 milliard de revenus à l’horizon 2030.
Une acquisition, qui, s’ajoutant à d’autres rachats dans les activités de distribution de matériel de chantier, contribue à la forte croissance du groupe. Mais cette politique de croissance externe à marche forcée, qui « permet de faire passer le chiffre d’affaires de 2,26 milliards d’euros en 2021 à près de 3 milliards en 2023 », selon Olivier Ferrand, secrétaire général du groupe, en charge des finances, du juridique et de la RSE, a bien sûr un coût. « Au total, nous avons dû financer 500 millions d’euros d’acquisitions sur les deux dernières années », souligne-t-il.