La plupart des gérants finalisent actuellement le chantier réglementaire de la directive AIFM à laquelle ils doivent se conformer avant juillet. Mais certains métiers concernés, comme l’immobilier, rencontrent davantage de difficultés.
Les gestionnaires de fonds alternatifs n’ont plus que deux mois pour se mettre en conformité avec la directive AIFM (alternative investment fund managers). Le régulateur leur avait en effet accordé un an à compter de l’entrée en application de cette réglementation européenne, en juillet 2013, pour respecter les nouvelles règles opérationnelles encadrant leur profession. Ces dernières, qui portent principalement sur des exigences de fonds propres, de gestion de la liquidité et des risques, de valorisation des actifs, de reporting ou encore de rémunération, ont souvent déjà été intégrées. «Nous avons agréé 80 sociétés de gestion françaises dans le cadre d’AIFM, mais ce chiffre, qui a été établi lors de notre dernier bilan, augmente rapidement car nous avons reçu de nombreux dépôts de dossiers de candidature depuis la fin mars, révèle Xavier Parain, secrétaire général adjoint en charge de la gestion d’actifs au sein de l’AMF. Nous étudions actuellement plus de 140 demandes et nous estimons que nous atteindrons le nombre de 200 à 250 sociétés agréées AIFM d’ici à juillet.»
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Les efforts du régulateur pour mener à bien ce chantier réglementaire semblent donc porter leurs fruits.«La France est relativement en avance par rapport aux autres pays européens puisque comparativement, le régulateur européen (l’ESMA) ne comptabilise à l’heure actuelle au total que 300 sociétés de gestion en Europe ayant obtenu un agrément AIFM», confirme Stéphane Janin, directeur des affaires...