Les retraits massifs des capitaux étrangers des marchés émergents ont pesé sur les performances de ces derniers l’an passé. Les actions et les obligations émergentes constituent néanmoins toujours des placements intéressants sur le long terme, même si des corrections sont encore anticipées dans les prochaines semaines.
Après avoir perdu plus de 30 milliards de dollars l’an passé, les fonds actions et obligataires dédiés aux pays émergents enregistrent à nouveau des flux sortants records en ce début d’année. Selon le fournisseur de données EPFR, la décollecte a atteint, respectivement, plus de 18 milliards de dollars et 6 milliards de dollars en seulement un mois ! Ces retraits massifs de capitaux ont surtout été dictés par les évolutions de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Après avoir annoncé en mai qu’elle voulait réduire ses injections de liquidités dans les marchés américains, elle est passée à l’action depuis janvier. La fin progressive de ses achats de titres a donc laissé craindre aux investisseurs une remontée des taux longs américains et un renchérissement du dollar par rapport aux autres devises, ce qui les a conduit à réinvestir aux Etats-Unis et, plus généralement, dans l’ensemble des économies développées tout en délaissant les marchés émergents. Dès 2013, les performances de ces derniers ont donc chuté : les obligations et les actions émergentes, avec en moyenne des reculs de - 9 % et - 3 %, ont constitué les plus mauvais paris (voir tableau). «Après avoir largement plébiscité ce type de placements en 2009, 2010 et même 2011, les investisseurs se sont rendu compte que les pays émergents ne constituaient pas systématiquement des marchés refuges, comme cela avait souvent été affirm..