En accordant la priorité au risque et en cherchant à améliorer la diversification, l’approche Durable Portfolio Construction1 (DPC) a vocation à répondre aux besoins des entreprises comme le démontre cet entretien croisé entre Christophe Da Silva et Thomas Benoist.
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Comment se définit le DPC ?
Christophe Da Silva : Le durable portfolio construction® est une approche qui place la gestion et l’allocation des risques au cœur de la construction de portefeuille. Elle vise à produire des portefeuilles capables de résister à tous les aléas en intégrant toujours trois grands principes : accorder la priorité au risque et en faire le déterminant premier dans l’allocation d’actifs, gérer la volatilité en créant un portefeuille qui réduit l’impact des mouvements extrêmes du marché, et enfin améliorer la diversification en augmentant l’exposition aux placements alternatifs et en faisant un meilleur usage des classes d’actifs traditionnelles.
Comment cette approche est-elle implémentée chez vos clients ?
Christophe Da Silva : La force de notre organisation repose sur des équipes de gestion et d’ingénierie spécialisées par typologie de clients leur permettant de bien appréhender leurs spécificités. La démarche consiste d’abord à définir pour chaque client son «benchmark propre», qui doit exprimer l’ensemble de ses contraintes et de ses objectifs. Puis, nous construisons l’allocation stratégique optimale du client et procédons à l’allocation des risques sur un univers d’investissement élargi. L’allocation d’actifs devient une résultante de l’allocation des risques et non l’inverse.
Comment le concept DPC s’est-il si rapidement imposé ?
Thomas Benoist : Dans des conditions de marché particulièrement instables ces dernières années, nos clients ont eu à faire face à une recorrélation de leurs actifs, et donc à une concentration des risques difficile à maîtriser. De plus, ils sont confrontés à un...