Locomotive de l’Europe, l’Allemagne attire les investisseurs étrangers : ses marchés actions surperforment ceux de la zone euro, tandis que sa dette constitue une valeur refuge. Dans un tel contexte, les prochaines élections n’inquiètent pas les investisseurs.
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Le 22 septembre, des élections législatives auront lieu en Allemagne, qui permettront ensuite de désigner le nouveau chancelier. D’après les sondages, la chancelière Angela Merkel, qui achève son deuxième mandat, est donnée favorite pour un troisième. La principale incertitude porte donc sur l’ampleur de la coalition qui sera nécessaire pour obtenir la majorité au Bundestag (le Parlement allemand). En effet, l’Allemagne intègre une part importante de proportionnelle afin de prendre en compte les partis minoritaires qui peuvent siéger au Bundestag s’ils remportent au minimum 5 % des suffrages.
Une grande coalition peut être nécessaire
Une grande coalition réunissant le SPD (les sociaux-démocrates) et la CDU serait alors peut-être nécessaire pour gouverner le pays comme entre 2005 et 2009 ou encore, selon les résultats, une alliance avec les Verts. Selon Deutsche Asset & Wealth Management, ces deux derniers scénarios s’ils se réalisaient pourraient avoir un impact négatif sur les marchés financiers. Une coalition de ce type peu ou pas anticipée serait en effet à même de créer une instabilité à court terme. Il faudrait ainsi s’attendre à une plus grande volatilité sur les taux et les changes. «Les marchés financiers anticipent une réélection confortable de la chancelière Angela Merkel, avance également Nicolas Forest, responsable de la gestion obligataire chez Dexia Asset Management. L’arrivée d’une grande coalition avec le SPD ou avec les Verts serait une surprise pour les marchés fi nanciers et pourrait créer un stress à court terme.»