Les répercussions de la crise ukrainienne commencent à se diffuser sur les marchés d’Europe émergente. Les gérants craignent de nouvelles corrections, en particulier sur la Russie.
Lundi dernier, les Bourses ont vivement réagi à la suite de la crise ukrainienne. Les plus fortes pertes ont été enregistrées dans les pays de l’Est, en particulier en Russie ou en Pologne, où les marchés actions ont cédé respectivement 10 % et 5 % en une seule séance ! «Les investisseurs ont réagi de façon excessive face aux tensions politiques entre l’Ukraine et la Russie : le marché russe a en effet connu la même volatilité que celle qu’il avait enregistrée à la suite de la faillite de Lehman Brothers, indique Matthieu Belondrade, responsable des marchés actions émergentes au sein de Natixis Asset Management. Or l’ampleur de cette réaction n’était pas justifiée et, de notre côté, nous n’avons pas voulu céder à la panique en vendant les positions russes de notre fonds axé sur l’Europe émergente, préférant attendre une stabilisation du marché.»
Une stratégie partagée par d’autres gérants spécialisés sur cette zone géographique. «Notre expérience passée des crises nous a montré qu’il valait mieux ne pas céder à la panique en vendant trop vite nos positons, explique Irina Topa Serry, gérante du portefeuille AXA WF Europe Emerging chez Axa IM. De plus, nous ne croyons pas au scénario d’un conflit armé et nous estimons que les tensions politiques devraient à terme se calmer, mais dans l’intervalle les marchés pourraient à nouveau corriger.»
Dans ce contexte, les décisions d’arbitrages dans un portefeuille d’actions sur l’Europe émergente restent particulièrement difficiles à...