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Marchés

Les dettes souveraines entrent dans une nouvelle période d’instabilité

Publié le 31 octobre 2014 à 0h00    Mis à jour le 31 octobre 2014 à 14h55

Sandra Sebag

Les marchés financiers ont connu un nouveau jeudi noir le 16 octobre, avec une chute des marchés actions et un nouvel écartement des spreads sur la dette souveraine périphérique. Si les gérants considèrent, dans l’ensemble, que ces mouvements ne sont pas précurseurs d’un remake de la crise comme en 2011 et 2012, ils anticipent un regain de volatilité autour des dettes souveraines, et plus généralement du high yield.

Mi-octobre, les marchés financiers ont connu de fortes baisses, à tel point que le terme de «jeudi noir» a même été évoqué à propos de la journée du 16 octobre. Après avoir décroché de 3,63 % la veille, le CAC 40 avait en effet reculé de 4 % ce jour-là, un véritable vent de panique ayant soufflé à la mi-journée sur l’ensemble des grandes places financières mondiales. Le CAC s’est tout de même repris en fin de séance pour clôturer avec une baisse de 1 %. Si les mouvements sur les marchés actions ont alimenté l’actualité, ceux autour de la dette souveraine sont passés plus inaperçus. Les spécialistes ont pourtant craint durant ces quelques jours le retour d’une crise majeure en Europe : celle sur les dettes souveraines. Une crainte qui ne s’est toujours pas totalement estompée, même si le consensus se veut plutôt rassurant. «Des événements ponctuels peuvent créer du stress sur les marchés de la dette, prévient Eric Brard, responsable mondial des gestions de taux, chez Amundi. Cependant, on ne peut pas parler d’une crise de la dette souveraine comme en 2011 et 2012.»

Les gérants de taux considèrent en effet dans leur grande majorité que les mouvements enregistrés récemment sur les spreads (écarts de taux entre l’Allemagne et les pays périphériques de l’Europe du Sud) s’expliquent par une conjonction de facteurs – macroéconomiques, techniques, mais aussi institutionnels –, les réformes engagées récemment ayant eu un impact sur l’organisation du marché de la dette. Des facteurs qui...

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