Selon une étude de bfinance, les frais de gestion n’ont pas poursuivi leur mouvement à la baisse ces trois dernières années, en particulier sur les actifs cotés. Or, les investisseurs ne sont pas prêts à payer davantage pour une gestion avec des critères ESG.
Le dernier rapport de bfinance, cabinet indépendant de conseil en investissement, sur les tendances en matière de frais et de coûts de gestion, met en évidence des divergences d’opinions particulièrement importantes entre détenteurs et gestionnaires d’actifs. Portant sur plus de 650 d’entre eux, au niveau mondial, l’étude fait en effet ressortir que les baisses généralisées des frais de gestion d’actifs en marchés cotés observées dans les années 2010 ne se sont pas poursuivies au cours de ces trois dernières années. « Hormis sur quelques classes d’actifs spécifiques comme les marchés émergents, les obligations investment grade, le crédit à haut rendement et les foncières cotées, où les frais continuent de baisser, il semble que nous ayons atteint un plancher, estime Olivier Jéséquel, directeur France de bfinance. En revanche, sur les marchés non cotés, si les frais observés ont été maintenus à leur niveau depuis 2020, en raison d’une très forte collecte qui s’est traduite par un pouvoir de négociation plus faible pour les investisseurs, nous prévoyons une amélioration à venir des conditions pour ces derniers après une récente période de plus faible levée de capitaux. »
Dans toutes les classes d’actifs, bfinance souligne la nécessité de poursuivre le travail à un alignement des intérêts entre investisseurs et gestionnaires d’actifs. Un point d’équilibre en termes d’acceptation des deux côtés reste à trouver. Une tâche d’autant plus nécessaire que les premiers se montrent...