Jusqu’à récemment cantonnés aux services publics et aux transports, les fonds investis dans les infrastructures se diversifient en ouvrant leur thématique aux énergies renouvelables ou encore aux télécommunications. La classe d’actifs se transforme, y compris en termes de format de fonds et d’actifs utilisés.
Dans leur recherche de rendements, les investisseurs institutionnels plébiscitent les actifs réels et parmi ceux-ci les infrastructures figurent en bonne position. En quelques années, la part de ces actifs a en effet sensiblement progressé dans leur portefeuille.«Entre 2007 et 2012, les investissements dans les infrastructures sont passés de 0,7 % de l’actif des institutionnels à 1,4 %, précise Raphaël Lance, directeur énergies renouvelables chez Mirova. Au total, les actifs gérés dans les fonds infrastructures atteignent maintenant les 200 milliards d’euros dans le monde.»Une progression qui devrait se poursuivre dans les prochaines années car les investisseurs institutionnels se sont mobilisés afin de prendre leur part au financement de l’économie et notamment des actifs de long terme. Un financement qui fait défaut en Europe car les banques sont limitées par la réglementation, tandis que les déficits budgétaires des Etats et des collectivités locales entravent leur capacité d’investissement (voir encadré).
Des formats d’investissements beaucoup plus variés
Cette évolution a conduit à des changements importants au sein de cette classe d’actifs qui tend à se diversifier. Elle a fortement évolué ces dernières années en termes de format d’investissement. Il ne s’agit plus seulement d’investir dans des fonds investis sur des actions cotées ou des actions non cotées, mais aussi dans des obligations convertibles ou encore dans des fonds de dette. «Jusqu’en 2011, le financement des infrastructures était essentiellement le fait...