Les sociétés de gestion ont fait depuis plusieurs années des efforts pour améliorer la maîtrise de leurs risques informatiques. Mais elles doivent continuer de s'adapter notamment au nouvel environnement réglementaire.
Les risques portant sur les systèmes d'informations et la sécurité des données ne figurent pas au coeur des préoccupations des professionnels de la gestion d'actifs. Selon un sondage réalisé au niveau mondial par State Street, seuls 14 % des gestionnaires et des investisseurs interrogés mentionnent ces thématiques parmi les trois principaux sujets auxquels ils s'intéressent actuellement. Et pourtant, les risques sont bien réels, comme en témoignent plusieurs exemples récents ! Aux Etats-Unis, les pannes informatiques cet été sur le Nyse ou sur le Nasdaq ont fortement chahuté les marchés, provoquant des décalages de cours, ce qui a conduit à annuler de nombreux ordres a posteriori. De même, Goldman Sachs a subi des pertes évaluées à une centaine de millions de dollars, en raison de dysfonctionnements techniques conduisant à l'envoi d'ordres à des prix erronés.
«Avec l'essor du trading algorithmique et à haute fréquence, les opérateurs de marchés doivent faire face à des afflux d'ordres importants et sur des espaces-temps relativement courts, pour lesquels ils doivent adapter leurs technologies et leurs systèmes d'informations en conséquence», indique Raphaël Remond, directeur général de State Street Banque. Une contrainte prise également en compte par les sociétés de gestion, qui, à leur échelle, ont déjà bien adapté leurs outils aux risques auxquels elles peuvent désormais être confrontées.
Une attention particulière sur les données
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Depuis de nombreuses années en effet, la sécurité de leur réseau fait l'objet d'une...