Travaillant historiquement avec Aviva Investors, l’Association française d’épargne et de retraite a décidé de diversifier ses gestionnaires. Des appels d’offres sont en cours et devraient se finaliser avant l’été.
Gérard Bekerman, 64 ans, préside, depuis 2007, l’association et le GIE de l’Afer où il vient, en juin 2013, d’être réélu pour un mandat de trois ans. Docteur d’Etat es sciences économiques de l’université Paris-Sorbonne, il a débuté comme assistant de Raymond Aron au Collège de France. Il a ensuite enseigné à l’université de Paris II Panthéon-Assas où il préside aujourd’hui le magistère Banque Finance. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages ( « Que sais-je sur l’euro », « Les 100 mots de l’épargne »…), et de publications scientifi ques sur les politiques monétaires, les comptes de la nation et la gestion d’actifs.
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Quelles sont les spécificités de l’Afer ?
Gérard Bekerman, président de l’Afer : L’Association française d’épargne et de retraite (Afer) a développé, depuis sa création en 1976, un modèle révolutionnaire dans l’assurance-vie. Elle s’est démarquée des pratiques de précompte de frais (c’est-à-dire de pré-commissions versées aux distributeurs) en créant un contrat unique avec des frais de gestion fixes à 0,475 %, qui n’ont depuis pas évolué, et en instaurant la liberté des versements. Depuis, l’Afer a toujours pour objectif de défendre les intérêts des épargnants et de ses adhérents. Ainsi, après s’être mobilisée récemment contre une nouvelle hausse des prélèvements sociaux sur les contrats d’assurance-vie ou encore contre l’élargissement de l’assiette de l’ISF et les nouvelles modalités de plafonnement de ces derniers – deux projets du gouvernement qui n’ont finalement pas abouti –, l’Afer organisera le 8 avril...