Une étude récente de KPMG révèle que les fonds de capital-risque ont investi 2,5 milliards de dollars au deuxième trimestre 2016 dans des sociétés de technologies financières (fintechs) à l’échelle internationale, contre 4,9 milliards de dollars entre janvier et fin mars derniers. Comment s’explique ce ralentissement ?
Il est avant tout dû à la forte baisse des investissements dans les fintechs en Asie et en Amérique du Nord. Entre le premier et le deuxième trimestre, leur montant total est respectivement passé de 2,6 milliards à moins de 800 millions de dollars, et de 1,8 milliard à 1,3 milliard de dollars. Cette situation s’explique à la fois par l’attitude attentiste d’une partie des fonds de private equity, causée notamment par les incertitudes liées au contexte macroéconomique (croissance chinoise, élections à venir aux Etats-Unis, etc.), et par la réalisation de plusieurs deals de taille importante au cours des mois précédents sur ces deux marchés (1,2 milliard de dollars levés en Chine par Lu.com, 400 millions de dollars récoltés par Oscar Health Insurance aux Etats-Unis, etc.). En revanche, les investissements ont progressé de 303 millions à 369 millions de dollars en Europe : le marché y est moins mûr, ce qui est de nature à y favoriser la croissance des placements dans les fintechs.
Au sein de quels pays européens les principales levées de fonds ont-elles été réalisées ?
En raison des incertitudes liées au Brexit, le Royaume-Uni a perdu sa première place au profit de l’Allemagne. La valeur totale des deals bouclés en Grande-Bretagne a en effet reculé,...