En visite à Paris, Philippe Danjou, membre du board de l’IASB, a présenté le dernier avancement des travaux du normalisateur comptable le 13 octobre à l’IMA.
C’était sans doute la dernière fois que Philippe Danjou venait présenter au traditionnel public de directeurs comptables et financiers des conférences de l’IMA l’actualité de l’IASB. Son mandat est en effet achevé. Inlassable promoteur du référentiel international, Philippe Danjou a commencé sa présentation par un état des lieux de l’adoption des IFRS dans le monde. La bonne nouvelle pour l’IASB, c’est que 115 pays ont adopté les IFRS. La mauvaise, c’est que parmi les absents figurent rien moins que les Etats-Unis, la Chine, l’Inde et le Japon ! Philippe Danjou a précisé toutefois que l’Inde, la Chine et le Japon ont des référentiels modernisés largement inspirés des IFRS de sorte qu’il s’agit désormais de les convaincre d’y aller complètement. Un chiffre satisfait particulièrement le membre du board de l’IASB : les pays appliquant les IFRS représentent aujourd’hui 50 % du PNB mondial soit 40 trillions de dollars, sur lesquels l’Europe ne pèse «que» 17 trillions.
Cette dernière n’est donc pas l’utilisateur le plus important des normes. Une manière pour Philippe Danjou de répondre indirectement aux exigences de l’Union qui ne cesse de s’indigner de sa faible influence auprès de l’IASB, surtout comparé aux Etats-Unis, alors qu’elle est l’utilisateur historique du référentiel…
Sur le fond, si le rythme de production des normes IFRS a tendance à se tasser depuis deux ans, d’importants chantiers sont néanmoins en cours. A commencer par IFRS 9 sur le traitement des instruments...