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Le 5 juillet 2022, Deezer devenait la deuxième entreprise française à s’introduire en Bourse à la suite d’une fusion avec un SPAC, après Mediawan en 2016. Pourquoi le groupe avait-il privilégié cette voie ?
Stéphane Rougeot, directeur financier et directeur général adjoint de Deezer : A l’époque, la cotation n’était pas un objectif prioritaire, mais une option parmi d’autres. En quête d’environ 140 millions d’euros pour mener à bien notre plan stratégique, nous avons étudié différentes options. Mi-2021, nous avons fait l’objet d’une approche de la part notamment de plusieurs SPAC, américains et français. Au-delà de l’injection de liquidités, nous avons considéré qu’il était évident pour Deezer d’être coté sur le marché parisien et nous avons été séduits par l’expertise que les sponsors d’I2PO pourraient nous apporter pour l’exécution de notre stratégie. Qu’il s’agisse d’Iris Knobloch, devenue depuis notre présidente, de Matthieu Pigasse ou des équipes d’Artemis, la holding patrimoniale de la famille Pinault, tous avaient en effet une connaissance approfondie de notre environnement sectoriel et de sa dynamique concurrentielle, ainsi que l’expérience recherchée pour développer une marque B2C. Après plusieurs mois de négociations portant sur les modalités de cet accompagnement et sur les termes financiers de l’opération, un accord définitif de rapprochement a été signé en avril 2022, suivi de la fusion entre I2PO et Deezer puis de la cotation effective de Deezer, le 5 juillet.
Comment vous étiez-vous préparés à ce mode de cotation spécifique ?
Au...