Premium

Actualité

Levées de fonds - La French Tech rattrapée par la crise

Publié le 23 septembre 2022 à 17h02

Thomas Feat    Temps de lecture 13 minutes

Les entreprises de la French Tech ont levé plus de 10 milliards d’euros depuis le début de l’année, un chiffre en progression de près de 30 % sur un an. Cette dynamique a été portée par un nombre élevé de tours de table d’ampleur, à l’instar de ceux d’Exotec, EcoVadis et Doctolib. Toutefois, la détérioration de la conjoncture économique conduit les investisseurs à se montrer de plus en plus sélectifs et exigeants, et pourrait augurer d’un changement de cycle pour le financement des start-up.

En juillet dernier, Contentsquare bouclait sa sixième levée de fonds, de 600 millions d’euros. L’entreprise parisienne, spécialisée dans l’amélioration de l’expérience digitale, réalisait par là même le neuvième tour de table de plus de 250 millions d’euros de l’année. Cet enchaînement de levées d’ampleur, inédit dans l’histoire de la French Tech, a très largement contribué à l’augmentation des montants globaux engrangés par les sociétés technologiques françaises depuis janvier dernier : ceux-ci se sont élevés à 10,6 milliards d’euros, en hausse de 32 % sur un an. D’ici décembre, l’écosystème devrait, selon toute vraisemblance, battre son record de collecte de 2021, de 11,5 milliards d’euros. 

Toutefois, ces excellents chiffres masquent une réalité plus nuancée. « Après avoir atteint le niveau trimestriel record de 5 milliards d’euros entre janvier et mars, la collecte de la French Tech a baissé à 3,6 milliards d’euros au deuxième trimestre, avant de se contracter à 2 milliards d’euros au troisième trimestre, indique Arthur Porré, founding partner chez Avolta Partners. Au cours du premier semestre, le nombre de tours a, quant à lui, diminué de 13 % sur un an, à 430. » Cette baisse est due pour une large part à la détérioration du contexte économique. « A compter de la fin de 2021, les investisseurs, inquiets de l’accélération de l’inflation, de la remontée des taux et du durcissement des crises logistiques et énergétiques, se sont montrés de plus en plus sélectifs et exigeants, signale Arthur Porré. Beaucoup se demandent aujourd’hui si la crise ne préfigure pas un changement de cycle économique durable. »

L'info financière en continu

Voir plus

Les dernières lettres professionnelles

Voir plus

Dans la même rubrique

Abonnés Cybersécurité : anticiper la transposition de la directive NIS 2

La transposition de la directive NIS 2 en droit français conduira à des obligations renforcées en...

Premium Ce que les textes d’application de MICA apportent à la réglementation MIF

Les textes d’application de MICA ont pour objet de préciser les conditions de mise en œuvre des...

Premium Comment les entreprises intégrent des fonctions de paiement grâce au Banking as a Service

Après avoir proposé leurs services aux néobanques, en gérant pour elles comptes et cartes bancaires...

Voir plus

Chargement en cours...

Chargement…