Malgré une année 2014 en demi-teinte, qui a pu décevoir les investisseurs en termes de performance, les obligations à haut rendement conservent des atouts dans l’environnement actuel. Les gestionnaires privilégient toujours le marché européen, mais s’intéressent également à d’autres thématiques d’investissement.
Depuis quelques semaines, le marché du high yield reprend des couleurs. Alors que ce segment obligataire avait connu depuis six à sept mois une très forte accalmie en matière d’émissions, les émetteurs sont enfin de retour. «Courant février, trois opérations en dollars ont animé le marché des obligations à haut rendement : le groupe de télécommunications Altice (3,54 milliards de dollars), l’entreprise américaine de distribution à bas prix Dollar Tree (3,25 milliards), ou encore la société italienne de loterie GTECH (3,2 milliards), énumère Thibault Prebay, directeur du département taux chez Quilvest Gestion. Ces différentes émissions ont été largement sursouscrites par les investisseurs : la demande pour Altice a par exemple dépassé 60 milliards de dollars !» Les transactions en euro ont également redémarré en février : ArcelorMittal a levé 750 millions d’euros tandis que Picard a récupéré 770 millions d’euros à travers une émission nouvelle et un abondement de souche.
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«Les nouvelles émissions ont surtout concerné dans un premier temps les émetteurs les plus connus et les plus visibles sur le marché du haut rendement, constate Yves Berger, gérant high yield chez AXA IM. Par le passé, les premières semaines de janvier étaient bien plus denses. Or, nous avons connu un début d’année très calme avant que le marché primaire commence à repartir avec l’annonce par la BCE de son programme de rachats d’actifs, qui pousse les investisseurs européens à rechercher du...