Depuis plusieurs mois, les actions de la zone euro et européennes remportent un réel succès auprès des investisseurs français et internationaux. Si les perspectives restent très positives pour la zone euro soutenue par la BCE, les marchés actions n’évoluent pas de façon homogène. Par conséquent, les gestions de convictions doivent être privilégiées.
2013 aura été une année très favorable pour les actions de la zone euro. L’Eurostoxx, l’indice de référence de la zone euro, a en effet progressé de plus de 25 % sur l’année, une supérieure à celle de l’ensemble de l’Europe. D’après Morningstar, la performance moyenne des fonds grandes capitalisations Europe ressort, sur un an arrêté au 21 mai, à 10,49 % contre 13,98 % pour la catégorie actions grandes capitalisations zone euro. Un différentiel qui s’explique essentiellement par un retour de la confiance dans la zone euro depuis le changement de politique de la Banque centrale européenne (BCE) à l’été 2012. Ce retour de la confiance s’est traduit par des entrées de capitaux en provenance de pays extérieurs à la zone euro. Les investisseurs hexagonaux ont eux aussi été actifs. Le premier trimestre de cette année a ainsi enregistré une hausse des encours sous gestion des fonds de droit français dans les actions de plus de 5,3 milliards d’euros, selon les chiffres publiés par Europerformance.
Une progression faible des indices depuis le début de l’année
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Mais depuis le début de l’année, le comportement des marchés européens ne répond tout de même pas totalement aux attentes des investisseurs. Les perspectives de croissance de la zone et des résultats des entreprises ont en effet été revisités à la baisse. «Le PIB de la zone euro était estimé à 1 % pour l’année 2014, il a été révisé à 0,8 %, indique Anis Lahlou Abid, gérant chez JP Morgan Asset Management. De même, le consensus attendait une croissance des bénéfices des entreprises comprises...