En consultation jusqu’au 1er août dernier, la directive Mif 2, qui vise entre autres à augmenter la transparence sur les marchés, suscite de nombreuses critiques de la part de l’industrie de la gestion d’actifs. Panorama des principaux sujets qui posent problème.
Les professionnels se mobilisent dans le cadre de la directive européenne Marchés d’instruments financiers (ou Mif 2). Adopté en mai dernier par le Parlement européen, ce texte est désormais entre les mains de l’Esma (European Securities and Markets Authority). L’autorité européenne a ainsi sollicité entre la fin mai et le 1er août les professionnels pour répondre à plus de 800 questions portant sur la mise en œuvre de cette réglementation qui vise à rendre les marchés plus transparents. En l’espace de seulement deux mois, elle a reçu 240 réponses à son papier de discussion et 344 à sa consultation (voir l’encadré). «Compte tenu de la période estivale, du délai restreint, de la complexité et du volume des questions, avoir répondu en temps et en heure en réfléchissant à différents scénarios relève quasiment d’un exploit, estime Rabah Ghezali, directeur des affaires publiques au sein d’Euronext. Nous avons mobilisé plus d’une quinzaine de professionnels issus des marchés actions, obligataires et dérivés pour effectuer ce travail.»Conscients de l’importance du sujet, les professionnels de la gestion d’actifs se sont organisés pour répondre au mieux à cette consultation.«Nous avons choisi de ne pas tout traiter pour nous focaliser sur les points prioritaires pour nos membres, notamment l’organisation du marché, sa transparence…», explique Bertrand de Saint Mars, délégué général adjoint de l’Amafi. D’autres...