L’incertitude macroéconomique, cumulée à des risques géopolitiques majeurs, conduit les gérants à adapter en permanence leur allocation d’actifs. Les actions internationales qui permettent de jongler entre les différentes places financières mondiales répondent bien à ce défi. Elles affichent depuis le début de l’année des performances supérieures à celles des marchés européens.
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Depuis le début de l’année, les performances sur les marchés actions sont très disparates d’une place financière à une autre, y compris au sein de la zone euro. Le Dax a ainsi progressé de 0,44 % entre le 1er janvier 2014 et le 4 septembre 2014, tandis que le CAC 40 gagnait 4,42 % sur la même période. De son côté la performance du S&P 500 (Etats-Unis) ressort à 8,24 %, toujours sur la même période, alors que celles du Nikkei 225 est de - 0,33 %, du SMI (Suisse) de 7,66 % et de l’Ibovespa (Brésil) de 20,06 % ! Cette hétérogénéité plaide en faveur de l’utilisation des fonds actions globaux ou internationaux. Ceux-ci permettent en effet de diversifier le risque. «Les fonds investis sur les actions internationales donnent accès à des environnements économiques différents et à des entreprises qui répondent de façon spécifique à ces environnements, indique Alexei Jourovski, responsable de l’équipe Actions d’Unigestion. Cela permet de diversifier les titres et de diminuer la volatilité d’un fonds.»
Une volatilité plus contrôlée qui a un impact positif en termes de performance. Le MSCI World a en effet généré une performance depuis le début de l’année (arrêtée au 29 août) de 7,2 %, supérieure à celle de la zone euro dans son ensemble puisque celle-ci ressort à 5,11 % depuis le début de l’année et ce jusqu’au 8 septembre. Une période qui comprend donc la phase d’euphorie qui a gagné les places financières européennes après l’annonce d’une nouvelle baisse des taux par la Banque centrale...