La structuration du poste client et en particulier des procédures de recouvrement de créances est devenue une nécessité pour de nombreuses entreprises fragilisées par des années de crise. Pour mieux répondre à leurs besoins, les prestataires de la place misent sur la qualité et la digitalisation de leurs services.

Le contexte économique tendu conjugué à l’accès toujours difficile aux financements bancaires conduit encore les entreprises à s’appuyer sur le crédit interentreprise, c’est-à-dire sur les délais de paiement. Selon le dernier baromètre du Cabinet Arc/IFOP diffusé à l’automne dernier, 30 % des entreprises ont ainsi constaté une détérioration des délais de paiement en 2014 : 63 % des PME enregistrent des retards de paiement de 1 à 10 jours en 2104 contre 59 % en 2013. «Pour limiter les conséquences financières des retards de paiement, les entreprises n’ont d’autre choix que de se pencher sur leurs processus de recouvrement de créances», explique Denis Le Bossé, président du Cabinet Arc.
La gestion du poste client reste ainsi centrale pour 71 % des entreprises.Pour améliorer leurs processus en la matière, 38 % des entreprises estiment avoir besoin de former leurs équipes, 30 % de les renforcer et 17 % de faire appel à un cabinet extérieur. Un recours qui profite évidemment aux sociétés de recouvrement de créances, «même si nous sentons que certaines entreprises font encore le choix de réinternaliser la gestion du recouvrement de leurs créances pour des raisons budgétaires, nuance cependant Bruno Blanc Fontenille, président d’Igrec. Ce qui peut leur être préjudiciable car un poste client mal géré peut très vite conduire à une dégradation de la trésorerie».
Bien que stable pour des sociétés telles qu’Igrec et Pouey International, la croissance 2014 du chiffre d’affaires consolidé...